Pyramide classique 1

After the EDF tower and the Extension of the Berliner Historische Museum, this is the third Building of Pei covered in this blog. It was built (long) before the other two and I suppose it contributed most to the reputation of Pei amongst the general public.
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Since we are back in Paris, and since some of my friends here complained about the exclusively English blog, let us continue in French.


Pyramide classique 2


Il y a certainement des millions de photos de la pyramide du Louvre - et j'en ai un certain nombre aussi. Inutile donc de sortir les clichés trop classiques, sauf le premier, pour donner une vue générale. Bon, le deuxième est « classique » aussi, mais j'aime bien la couleur du bassin et la reprise des angles en haut et en bas.
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Les deux photos suivantes correspondent plus à mon travail sur la réflexion et j'imagine que Pei concevait la pyramide en pensant aussi au thème de la réflexion et la transparence.

On a accusé la pyramide de détruire l'ensemble architectural du vieux bâtiment. Bien sûr, la pyramide n'est que la partie émergée des grands travaux entamés pour la rénovation du Louvre. Quand on regarde le film de ces travaux, on se rend compte à quel point les vieux bâtiments on été changés - et en partie détruits. Voir les pelleteuses à l'oeuvre on peut prendre peur. L'architecte a dû avoir le courage d'un chirurgien au premier coup de scalpel avant une grande opération.
Aujourd'hui la forme classique de la pyramide s'est imposée et on n'entend plus de critiques. Même les réflexions « déconstructivistes » du vieux bâtiment dans les flancs de la pyramide augmentent plutôt l'intensité de l'ensemble architectural que de le gâcher.


Louvre Réflexion déconstructive

« Réflexion déconstructive »


Réflexion et réalité

« Réflexion et réalité » (ou « réflexion et transparence »)


Pour finir, une petite anecdote :

Passage du Louvre Quand je voulais faire cette photo avec un pied (pour faire du « bracketing » et mieux éclairer les ombres) un vigil m'a interpellé avant même que je pouvais déplier mon trépied. « Interdit ». Incrédule, je lui demande s'il ne se rend pas compte que dans cette seconde même, des centaines de photos sont faites du Louvre. Réponse: On peut faire des photos, mais pas avec un trépied. Etonnant: J'en déduis que « le plus grand musée du monde insiste que toutes les photos prises de lui soient de la plus mauvaise qualité possible ». Sur quoi le vigil se tire de cette conversation avec un « Oh la la monsieur, venez en parler à mon chef »...
Je n'ai jamais pris le temps de faire la queue au Louvre rien que pour obtenir une licence de faire des photos.
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Mais un ami a essayé d'acquérir une licence pour faire - commercialement - des photos devant un certain nombre de bâtiments « publics » de Paris. Après plus d'un an de tractations, il a abandonné son projet. On lui demandait qu’il re-postule pour une licence tous les mois, qu’il spécifie d'avance quels bâtiments il allait photographier et qu’il paye 50 € par bâtiment et par jour. (Et tant pis pour lui s'il pleuvait pendant ces jours.) Les bâtiments publics appartiennent à « l’Etat » ou aux collectivités locales – et même leurs images ne sont pas « publiques ». Et mon pauvre ami devait encore négocier avec les agences des architectes de bâtiments récents, encore protégés par le droit d'auteur.
Atget, Doisneau, Ronis auraient tous fait faillite aujourd'hui !